- Un meilleur niveau de vie

La hausse de l’espérance de vie s’est effectuée par paliers successifs. Trois étapes se distinguent.

La première étape est constituée par la diffusion du vaccin contre la variole à la fin du XVIII° siècle, parallèlement aux progrès dans le domaine de l’agriculture, qui ont permis une meilleure alimentation de la population.

Le deuxième palier fut le plus impressionnant : près de 4 mois d’espérance de vie furent gagnés par an ! Cette période s’étend jusque dans les années 60, et l’augmentation de l’espérance de vie est due à la révolution pasteurisienne, aux antibiotiques, ainsi qu’aux progrès sociaux qu’amena la fin de la seconde Guerre Mondiale.

Enfin, la dernière étape fut constituée grâce à la révolution cardio-vasculaire qui s’effectua à partir des années 70. Les progrès dans la médecine et dans le domaine chirurgical firent baisser les décès dus aux maladies cardio-vasculaires, et le changement de comportement, par exemple dans l’alimentation et l’exercice physique firent diminuer le risque de maladie.

Aujourd’hui, l’espérance de vie continue sa progression grâce à l’attention constante portée sur l’hygiène de vie ainsi qu’aux avancées dans la médecine, permises par les recherches, qui font mieux comprendre le processus qu’est le vieillissement.

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L’augmentation de l’espérance de vie peut s’expliquer en grande partie grâce à l’adoption par la population d’une meilleure hygiène de vie. En effet, de nombreux facteurs s’y rapportant contribuent à une plus longue vie, et aussi à une meilleure santé. Une alimentation variée et riche en fruits et légumes est recommandée. De plus, les aliments gras, salés ou sucrés ne doivent pas être systématiquement consommés, une alimentation de ce type pouvant conduire au développement de maladies cardio-vasculaires, ou même de cancers. Des études ont prouvé que le surpoids pouvait faire perdre près de 3 ans de vie, l’obésité 7. Il est important d’exercer une activité physique régulière, maintenir le corps en forme permet de gagner des années de vie. D’autres facteurs sont à prendre en compte, comme notamment le sommeil, qui aide le corps à se reposer et à se réparer durant la nuit.

Le mode de vie contribue lui aussi à influer sur l’espérance de vie. La vie sociale qui peut être négligée n’est pas anodine dans la qualité de vie : avoir une vie dynamique, remplie socialement, permet de garder le sourire, et de ne pas tomber en dépression en s’évitant un stress inutile. L’environnement extérieur peut avoir des conséquences sur la santé, la pollution par exemple peut provoquer des cancers. De manière générale, pour pouvoir vivre plus longtemps, il faut éviter en particulier une consommation excessive d’alcool, et de tabac. Mais l’avancée la plus importante qui conduit à une hausse de l’espérance de vie reste la spectaculaire amélioration de l’hygiène dans le monde. Ce sont par exemple les collecteurs d'égouts et le lavage des mains qui ont éradiqué la typhoïde. En outre, depuis de nombreuses années, la qualité de la vie s'est grandement améliorée. En effet, la généralisation du réfrigérateur, l’amélioration de la qualité de l’eau et d’une façon générale, du confort moderne a permis cette avancée.

L’allongement de la durée de la vie peut s’expliquer par ailleurs par la mise en place de programmes de santé publique. Des avancées significatives dans le domaine sanitaire ont été réalisées, avec des campagnes de vaccinations toujours plus nombreuses, des campagnes contre l’alcool et le tabac, une meilleure information donnée à la population sur les médicaments. De nos jours, la prévention des risques concernant la santé des individus reste un moyen efficace pour permettre l’allongement de la durée de la vie. La population est mieux informée des risques, avec par exemple la journée mondiale de lutte contre le SIDA qui constitue une avancée dans la prévention de la maladie. 

Enfin, la hausse de l’espérance de vie peut s’expliquer en partie par le recul significatif des maladies. En effet, les avancées technologiques croissantes ont permis de significatifs progrès en matière d’examens médicaux, donc de prévention : les médecins peuvent déceler de multiples maladies dès leur apparition, afin de mieux suivre leurs évolutions, pour mieux les soigner. L’exemple du SIDA reste une des meilleures démonstrations de l’efficacité de la lutte contre les maladies. Cette maladie est à l’origine de millions de morts depuis son apparition, et connaît depuis ces dernières années une forte baisse du nombre de décès. Le site de l’ONUSIDA indique une baisse du nombre de décès liés à la maladie, avec en 2005 2,3 millions de décès, et en 2011 1,7 million de décès. Le nombre de nouvelles infections est au plus bas depuis 1997 avec 2,7 millions de personnes ayant contracté la maladie en 2011. Cette baisse de la mortalité serait due à un meilleur accès au traitement, grâce à une amélioration du niveau de vie global. L’évolution de la microbiologie (étude des micro-organismes) a rendu possible une meilleure étude des bactéries et des virus, responsables de nombreuses maladies, ce qui a rendu possible la création de nombreux antibiotiques permettant de combattre ces maladies. Si la maladie n’est plus mortelle, le taux de mortalité baisserait très significativement, et cela permettrait une très forte hausse de la durée de vie.

Des études ont permis de mesurer que le mode de vie « idéal »,  se compose d’une absence de tabac, d’une consommation régulière de fruits et légumes, d’une activité physique d’au moins 30 minutes par jour, ainsi que d’une consommation d’alcool inférieure à un demi-verre par jour. Cette hygiène de vie permet d’augmenter de près de 15 ans l’espérance de vie par rapport au mode de vie « nuisible », qui cumule le tabac, l’alcool, une mauvaise alimentation et un manque d’activité physique.

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